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\title{Installation de Debian GNU/Hurd}
\author{Philip Charles}
\begin{document}
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\fancyhead[LE,RO]{\bfseries\textit{\thepage}}
\fancyhead[LO]{\textbf{\textit{\rightmark}}\hspace{4cm}HurdFR \textit{(Association pou du Hurd)}}
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}
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%% \pagestyle{plain}
\thispagestyle{plain}
\begin{center}
\LARGE{Installation et configuration de Debian GNU/Hurd}\\
\vspace{10pt}
\large{Philip Charles, Neal Walfield, HurdFR}
\end{center}

%% \tableofcontents

\section{Introduction}

\textit{« Alors que de nombreuses personnes appellent GNU/Hurd le
    système GNU, cette appellation n'est pas tout à fait correcte. Le
    noyau est en réalité GNU mach et non le Hurd. Le Hurd est une
    collection de serveurs fonctionnant au dessus d'un micronoyau, GNU
    Mach. L'ensemble du Hurd et de GNU Mach fait partie du projet GNU
    tandis que le noyau Linux est un projet indépendant. »}

\section*{Contenu des cédéroms}

L'ensemble des binaires spécifiques au système GNU se trouve sur le
premier cédérom, ainsi que tous les paquets considérés comme requis,
importants ou standards. De cette manière, un système GNU de base peut
être installé en utilisant le premier cédérom.

\section{Préparation à l'installation}

\subsection*{Présentation}
Les cédéroms d'installation de Debian GNU/Linux potato utilisent la
méthode d'installation croisée pour l'installation du système de
base. Une image de disque est créée en mémoire et un mini système
GNU/Linux installé à cet emplacement. Ce petit système est utilisé
pour le partitionement et le formatage des disques, mais aussi pour
préparer la machine cible à l'installation du système de base. La
phase la plus critique est la décompression d'une archive contenant
les paquets de base sur le disque du système cible. Le nouveau système
est alors redémarré en utilisant les paquets décompressés sur le
disque dur. Les paquets supplémentaires sont ensuite installés et
configurés afin de disposer du système de votre choix.
\\

Comme GNU utilise également la méthode d'installation croisée, cela
signifie donc que les scripts destinés à la construction des cédéroms
d'installation pourraient être adaptés à partir des scripts d'amorçage
et du cédérom de Debian GNU/Linux, ainsi l'archive GNU sera
décompressée à la place de celle de GNU/Linux. L'installation du
système GNU en utilisant le jeu de cédéroms présente plusieurs
avantages :\\

\begin{itemize}
  \item Comme le système GNU/Linux fonctionne sur un disque virtuel et
    que l'archive est sur le cédérom, un système GNU peut être
    installé sur n'importe quel ordinateur, mais aussi sur un
    ordinateur sur lequel on ne souhaite pas utiliser le système
    d'exploitation déjà installé.\\

  \item Le système de fichier où se trouvent les paquets sur les
    cédéroms pourrait être réorganisé afin d'incorporer des
    \textit{work-arounds}\footnote{\textit{NTD} : Un
      \textit{work-around} est un moyen de contourner un problème,
      sans être toutefois une vraie solution}.\\
  
  \item Même si une version de \texttt{parted} pour GNU/Hurd existe,
    beaucoup de gens préfèrent utiliser l'outil GNU/Linux
    \texttt{cfdisk} sur le cédérom d'installation.\\

  \item C'est rapide, moins risqué et la plupart des gens ont
    l'habitude de ce procédé.
\end{itemize}

\subsection*{Les partitions Hurd}

GNU/Hurd ne supporte pas les partitions de taille supérieure à 2 Go
par défaut (un patch est toutefois disponible pour remédier à ce
problème, pour cela voir l'annexe de ce document). Cependant, de
nombreuses partitions peuvent être créées durant la phase
d'installation, le Hurd utilise des extensions au système de fichier
ext2, utilisez \texttt{mke2fs -o hurd /dev/\*}. Les cédéroms
d'installation utilisent cette commande pour la création de partitions
Hurd. Les documentations spécifiques à Hurd sont disponibles dans
\textsl{./hurd-doc/}\footnote{\textit{NDT} : ce répertoire est
  disponible à la racine du premier cédérom de Debian GNU/Hurd.},
\textsl{hurd-install-guide} et \textsl{Cook-book} doivent être lus
avant de commencer.\\

\begin{itemize}
  \item \textbf{Préparer une disquette d'amorçage avec GNU Grub}. Le
    fichier image est \textsl{./install/grub\_0.92} sur le
    cédérom. Vous pouvez utiliser \texttt{dd} sur GNU/Linux ou
    \texttt{rawrite} à partir de MS.\\

  \item Essayez de bien comprendre les conventions de nommage des
    disques et partitions utilisées par Linux, GRUB et Hurd. Vous
    devrez utiliser les trois qui sont assez proches et pourraient
    vous induire en erreurs.\\
\end{itemize}

Hurd et Linux nomment différement les partitions, faites donc bien
attention. Les disques dur IDE sont notés en commencant par
\textit{hd0}. Le deuxième disque dur sera hd1, qu'il soit monté en
esclave ou en second maître. Les disques SCSI sont aussi notés dans un
ordre \textbf{absolu}. Il y aura toujours \textit{sd0}, \textit{sd1},
et ce même si les deux disques possèdent les identifiants SCSI 4 et 5
ou quoi que ce soit d'autre. L'expérience a montré qu'il est plus
délicat de déterminer l'appellation correcte des lecteurs de
cédéroms. Plus d'informations à ce sujet seront disponibles
ultérieurement.\\

Les partitions Linux sont toujours appelées \textit{sn} lorsqu'on
utilise le Hurd, où n est le numéro de la partition, donc la première
partition sur le premier disque dur IDE sera \textit{hd0s1}, la
troisième partition sur le second disque dur SCSI sera \textit{sd1s3},
et ainsi de suite.\\

GRUB possède encore une autre convention de nommage. Il note les
partitions \textit{(hdN,n)}, mais cette fois-ci, les numéros des
disques et partitions commencent à zéro, et les disques sont ensuite
notés dans l'ordre, tous les disques dur IDE en premier, et les
disques SCSI dans un second temps. Cette fois-ci, la première
partition sur le premier disque dur IDE sera \textit{(hd0,0)}. De
plus, \textit{(hd1,2)} pourrait désigner le premier périphérique SCSI
si vous n'avez qu'un seul périphérique IDE, ou cela pourrait aussi
désigner le second périphérique IDE. Il est donc important que vous
ayez bien compris comment se nomment vos partitions avant de
commencer.

\section{Installation}
\subsection*{Première partie}

\textbf{Amorcez à partir du cédérom}. N'importe quelle méthode
d'amorçage du cédérom Debian 3.0 beta (woody) fonctionnera, que ce
soit à partir du cédérom, à partir de MS ou depuis n'importe quelles
images de disquette d'amorçage et racine. Un jeu complet de disquettes
de base peut être créé si vous ne disposez pas de lecteurs de
cédéroms.\\

Après l'écran d'accueil, utilisez \textit{Partition a Hard
  Disk}. Étant donné que parted est disponible pour GNU/Hurd, vous
pouvez très bien utiliser cette possibilité. Environ 500 Mo seront
suffisants pour le système de base. Si vous avez besoin de créer
d'autres partitions, alors il sera certainement plus facile de
redémarrer à partir du premier cédérom et d'utiliser les outils du
disque virtuel Linux pour effectuer cette opération.\\

Vous devez connaître les noms GRUB et Hurd des partitions que vous
utilisez. \textbf{Créez vos partitions} en utilisant \textit{Partition
  a Hard Disk} et n'oubliez pas la partition d'échange. GNU/Hurd a
absolument besoin d'espace d'échange. \textbf{Formatez votre partition
  Hurd} en utilisant \textit{Initialize a Hurd Partition} et montez la
sur \textsl{/}. Ne montez pas d'autre partition.\\
  
\textbf{Installez le système de base} en utilisant \textit{Install the
  Base System }. Puis, \textbf{Insérez une disquette GRUB} dans le
périphérique et rédémarrez avec \textit{Reboot the System} (n'oubliez
pas de modifier le bios). C'est tout ! \textmd{[Premier
    redémarrage]}.\\

Si votre partition GNU/Hurd est \textit{(hd0,0)} \textmd{[Convention
    de nommage de GRUB]} et \textit{sd0s1} \textmd{[GNU/Hurd]}, qui
désigne la première partition sur le premier disque dur SCSI s'il n'y
a aucun disque dur IDE, alors le système démarrera sans aucune
intervention de votre part.  Les images GRUB ont été préfabriquées,
donc un minimum d'ajustement est nécessaire pour démarrer le système
GNU. Ne touchez pas au clavier jusqu'à la fin du processus d'amorçage.
\textsl{/boot/grub/menu.lst} sur la disquette GRUB peut être modifié
afin que le système démarre comme vous le souhaitez.

\subsection*{Seconde partie}
Après que le système ait démarré, lancez
\texttt{./native-install}. Redémarrez en tapant \texttt{reboot}. Il
est très important de regarder les messages qui s'affichent durant
l'amorçage du système et de noter soigneusement où se trouve le
lecteur de cédérom. \textmd{[Deuxième redémarrage]}.\\

Après le redémarrage, tapez \texttt{./native-install} une deuxième
fois. Cette fois-ci, de nombreux paquets seront configurés. Redémarrez
encore une troisième fois. \textmd{[Troisième redémarrage]}. Vous
disposez maintenant d'un système à configurer.  Connectez-vous en tant
que root, \texttt{login root}.\\

Déplacez-vous dans le répertoire \textsl{/dev}. Créez les fichiers
nécessaires pour le lecteur de cédéroms, la partition d'échange et les
autres partitions du disque dur. Par exemple \texttt{MAKEDEV hd2 hd0s2
  hd0s3}.\\

Editez \textsl{/etc/fstab}, \texttt{nano /etc/fstab} et ajoutez les
partitions du disque dur, par exemple :\\

\begin{tabular}{|llllll|}
\hline
/dev/[Nom de la partition sur Hurd] & none & swap & sw & 0 & 0\\
/dev/[Nom de la partition sur Hurd] & /CD1 & ext2 & rw & 1 & 1\\
/dev/[Nom du lecteur sur GNU] & /cdrom & iso9660fs & ro,noauto & 1 &
1\\
\hline
\end{tabular}
\\
\\
\par Le Hurd utilise le système de fichier ext2. L'espace d'échange peut
être partagée avec Linux. \textbf{Activez la zone d'échange}
\texttt{swapon -a}. Vérifiez que cela a fonctionné. La zone d'échange
est vraiment recommandée pour le Hurd. \textbf{Configurez le
  traducteur qui accède au lecteur de cédérom}, en saississant par
exemple (même si ceci est la manière GNU de le faire, \texttt{mount
  /cdrom} fonctionnera également) :

\texttt{\# settrans -a /cdrom /hurd/iso9660fs /dev/\textmd{[Hurd drive
      name]}}\\

Tapez \texttt{/cdrom/upgrade/install.sh}, cela va installer les
paquets nécessaires, importants et standards. Vous pourriez aussi
taper \texttt{/cdrom/upgrade/gui.sh}, cela installera le système X. De
nombreux autres paquets peuvent être installés en utilisant
\texttt{apt} ou \texttt{dselect}. Si vous ne connaissez pas beaucoup
les outils Debian, lisez \texttt{info apt} et \texttt{info dselect}.\\

\textbf{Démontez le lecteur de cédérom.} Le lecteur de cédérom est
démontable via \texttt{settrans -agf /cdrom}. Le tiroir du lecteur de
cédérom devrait maintenant être dévérouillé.

\section{Configuration}
\subsection*{Le réseau}
Pour configurer le réseau, le traducteur pfinet doit être
configuré. Ceci est fait en utilisant la commande \texttt{settrans}
qui permet d'attacher un traducteur à un noeud donné du système de
fichiers. Quand les programmes accèdent à ce noeud, par exemple par un
appel RPC, le système d'exploitation va automatiquement lancer le
serveur pour répondre à la demande.\\
\texttt{\# settrans -fgap /servers/socket/2 /hurd/pfinet -i eth0 $\backslash$\\
-a a.b.c.d -g e.f.g.h -m i.j.k.l}\\

Ici, plusieurs arguments sont passés à \texttt{settrans}. Les deux
premiers, \texttt{`fg'}, obligent tout traducteur existant
précédemment à s'arrèter. Les deux suivants, \texttt{`ap'}, rendent ce
traducteur à la fois actif et passif. En rendant le traducteur actif,
nous pourrons apercevoir immédiatement toute erreur sur
\texttt{`stderr'}. La dernière option sauvegarde les arguments dans le
noeud, si bien qu'il sera redémarré de manière transparente plus tard
(i.e.: cela est rendu permanent, même après les redémarrages). Les
options sont suivies du nom du noeud auquel est attaché le traducteur,
puis le nom du programme (i.e. le traducteur) à exécuter et les
arguments à lui passer. L'option \texttt{`-i'} est l'interface sur
laquelle pfinet va écouter, \texttt{`-a'} est l'adresse IP,
\texttt{`-g'} est la passerelle à utiliser et \texttt{`-m'} est le
masque de réseau.\\

\par Assurez-vous d'avoir ajouté des adresses de serveurs de noms dans
votre fichier \textsl{/etc/resolv.conf} :\\
\texttt{nameserver 192.168.1.1}\\

\par Pour tester la configuration, \texttt{ping -c2 gateway}. DHCP ne
marche pas encore sous le Hurd. Ceci est dû aux limites de
\texttt{pfinet}, il est basé sur le code de la pile TCP/IP de Linux
2.0, et ne peut pas écouter \texttt{0.0.0.0}.\\

\par De l'aide sur settrans peut être obtenue en mettant l'option
\texttt{$--$help}. On peut obtenir de l'aide sur un traducteur
spécifique en faisant : \texttt{/hurd/pfinet $--$help}. Comme il peut y
avoir beaucoup de messages retournés par la commande, il est
préférable de rediriger ceci vers un outil de mise en pages comme
\texttt{less}.

\subsection*{Autres systèmes de fichiers}
Pour monter un système de fichier NFS, on utilise le traducteur
\textsl{/hurd/nfs}. Quand on le lance en tant qu'utilisateur, cette
commande utilisera un port au dessus de 1024. Par défaut, GNU/Linux
rejettera ceci. Pour dire à GNU/Linux d'accepter les connexions issues
d'un port non privilégié, il faut ajouter l'option \texttt{`insecure'}
à la ligne d'export. Voici un exemple de fichier \textsl{/etc/export}
en considérant que l'adresse IP du client est \texttt{192.168.1.2} :\\
\texttt{/home  192.168.1.2(rw,insecure)}\\

\par Pour monter ceci depuis une machine sous GNU, et en considérant que
l'IP du serveur est \texttt{192.168.1.1} :\\
\texttt{\# settrans -cgap /mount/point /hurd/nfs 192.168.1.1$:$/home}

\subsection*{Installer plus de paquets}

Il y a de nombreuses façcons d'installer des paquets. Télécharger et
utiliser la commande \texttt{dpkg -i} fonctionne, mais présente
beaucoup d'inconvénients. Le moyen le plus simple est d'utiliser la
commande apt-get. Éditez le fichier \textsl{/etc/apt/sources.list} et
ajoutez les entrées suivantes :
\begin{verbatim}
deb http://ftp.gnuab.org/debian unreleased main
deb http://debian.duckcorp.org/experimental/binary-hurd-i386/ ./
deb http://debian.duckcorp.org/unstable/binary-hurd-i386/ ./
deb http://kilobug.free.fr/hurd/debian/ ./
deb http://people.debian.org/~mbanck/hurd ./
deb ftp://ftp.debian.org/debian unstable main
\end{verbatim}

\par Tous les autres liens autres que celui de Debian contiennent des
paquets qui ont été hackés ou dont les patches n'ont pas encore été
intégrés. Pour utiliser un mirroir debian local, voyez
\textit{http://www.debian.org/distrib/ftplist}.\\

\par Si GNU Mach ne reconnait pas votre carte réseau, ou si vous
utilisez un modem, le seul moyen de mettre à jour sera de télécharger
les paquets puis de les copier sur votre système GNU. Le moyen le plus
simple est alors d'utiliser \texttt{apt} \textit{off-line}. Voyez
\textsl{/usr/share/doc/apt/offline} pour plus d'informations.

\subsection*{La console et le français}
Le Hurd ne disposait pas originellement du support des terminaux
virtuels et utilisait la console Mach. Cette fonctionnalité existe
désormais sous le nom de la console Hurd et a été intégré dans le
paquet debian du Hurd. Par défaut, c'est la console Mach qui est
lancée, afin de lancer la console Hurd, vous pourrez taper la commande
suivante pour disposer d'un clavier en français :\\
\texttt{
\# console -d vga -d xkb $--$xkbdir=/etc/X11/xkb $--$keymapfile=keymap/hurd $\backslash$ \\
        $--$keymap=fr $--$repeat=kbd -d pc\_mouse $--$repeat=mouse -c $\backslash$ \\
        /dev/cons /dev/vcs}\\

\par N'oubliez pas d'installer le paquet \textsl{xkb} (disponible dans le
dépôt de paquets de \textit{DuckCorp} dont le lien est donné dans la
section précédente) \texttt{apt-get install xkb}. Pour plus
d'informations au sujet de la console Hurd, lisez cette
documentation\footnote{\textit{http://hurd.gnufans.org/bin/view/Hurd/HurdConsole}}
.
\\
Vous pouvez également disposer d'un clavier en français sur la console
Mach en installant le paquet \textsl{clavier} (disponible dans le
dépôt de paquets de Kilobug dont le lien est donné dans la section
précédente) :\\
\texttt{
\# apt-get install clavier\\
\# update-rc.d clavier defaults 89}

\subsection*{XFree86}
\textit{XFree86 a été porté, et toutes les cartes qu'il est capable de
  faire marcher sans support noyau devraient fonctionner. On dispose
  de deux méthodes différentes pour configurer XFree86 suivant la
  console à partir de laquelle on lance ce dernier.}\\

\par GNU n'utilise pas ld.so.conf. Aussi, comme \textsl{/X11R6/lib} n'est
pas dans le chemin de recherche des librairies par défaut, il faut
ajouter soit dans \textsl{/etc/profile} soit dans le fichier
\textsl{.profile} de chaque utilisateur :\\
\texttt{export LD\_LIBRARY\_PATH=/X11R6/lib$:$\$LD\_LIBRARY\_PATH}\\

\par Il y a plusieurs choses au sujet desquelles il faut être
averti. xterm ne fonctionne pas correctement car il SETGID (et en
plus, il ne prend pas en compte LD\_LIBRARY\_PATH et échoue en tentant
de charger la librairie partagée appropriée) ; essayez
\texttt{rxvt}. \texttt{update-menu} n'a pas encore été porté. Du coup,
vous n'aurez pas de sympatiques menus Debian. Une implémentation des
pthreads existe, mais tous les paquets qui en dépendent n'ont pas
encore été portés : n'espérez donc pas que Gnome ou KDE fonctionnent.

\subsection*{À partir de la console Mach}
Tout d'abord, mettez en place le traducteur du clavier :\\
\texttt{
\# cd /dev \&\& ./MAKEDEV kbd}\\

\par Ensuite, le traducteur de la souris. Pour une souris sur port série,
remplacez \texttt{com0} par le port de communication approprié :\\
\texttt{
\# settrans /dev/mouse /hurd/mouse $--$device=com0
$--$protocol=microsoft}\\

\par Vérifiez bien que \textsl{/dev/com0} existe. Si ce n'est le cas,
créez-le en utilisant MAKEDEV comme d'habitude. PS/2 ne requiert pas
de noeud de périphérique. Il suffit de faire :\\
\texttt{
\# settrans /dev/mouse /hurd/mouse $--$protocol=ps/2}\\

\par D'autres souris peuvent être utilisées ; exécutez \texttt{/hurd/mouse}
avec l'option \texttt{`$--$help'} pour plus de détails. Vous aurez
besoin de plusieurs paquets relatifs à
X. \texttt{-window-system-core}, \texttt{rxvt} et \texttt{twm} ou
\texttt{fvwm} sont un bon début.\\

\par Debconf peut être utilisé pour configurer XFree86, cependant, il n'est
pas compatible avec le Hurd et le fichier de configuration devra être
modifié. Il faut changer la section \textit{pointeur} en :\\
\texttt{
Section "Pointer"\\
  Protocol "osmouse"\\
  Device "/dev/mouse"\\
EndSection}\\

\par \texttt{`Emulate3Buttons'} peut être ajouté de façon
optionnelle. Rien d'autre ne marchera. Exécutez enfin la commande
\texttt{startx}.

\subsection*{À partir de la console Hurd}
La configuration pour lancer X à partir de la console Hurd est quelque
peu différente. Une fois que vous avez tapé la commande indiquée dans
la section \textit{La console}, vous avez juste à créer les liens qui
conviennent dans \texttt{/dev/} :\\
\texttt{
\# ln -s /dev/cons/kbd /dev/kbd \&\& ln -s /dev/cons/mouse
/dev/mouse}\\

\par À ce niveau, vous avez simplement à suivre la procédure donnée dans la
section précédente. Finalement, exécutez \texttt{startx}.

\section{Conclusion}
C'est ici que ce guide se termine et que vous pouvez commencer à
découvrir le Hurd. Amusez-vous bien. Quelques liens sont notés en
annexe afin de vous aider dans votre apprentissage à l'utilisation et
la programmation sur le Hurd.

\section{Annexe}
\subsection*{Fichier de configuration de GNU Grub}
Voici ce que vous pouvez ajouter à votre fichier de configuration de
GNU Grub en considérant que votre partition contenant Hurd est
\texttt{/dev/hda8} suivant la numérotation de GNU/Linux
(\textsl{menu.lst}) afin de démarrer le Hurd :\\

\texttt{
\begin{tabular}{ll}
title & Debian (GNU/Hurd K7 - Gnumach 1.3)\\
root & (hd0,7)\\
kernel & /boot/gnumach.gz root=device$:$hd0s8\\
module & /hurd/ext2fs.static $--$readonly $--$multiboot-command-line=\$\{kernel-command-line\} $\backslash$ \\
& $--$host-priv-port=\$\{host-port\} $--$device-master-port=\$\{device-port\} $\backslash$ \\
& $--$exec-server-task=\$\{exec-task\} -T typed \$\{root\} \$(task-create) \$(task-resume)\\
module & /lib/ld.so.1 /hurd/exec \$(exec-task=task-create)
\end{tabular}}

\subsection*{Liens connexes}

Voici quelques liens très important au sujet de GNU/Hurd :\\
\begin{itemize}
  \item \textit{« The Hurd project », http$:$//hurd.gnu.org}\\ 
    Page officiel du projet Hurd, avec des documentations à consulter
    absolument.
\\
  \item \textit{« GnuFans », http$:$//hurd.gnufans.org}\\
    Un wiki portant sur le Hurd, avec de nombreux liens et
    documentations intéressantes.
\\
  \item \textit{« HurdFR » http$:$//www.hurdfr.org}\\
    Un HUG (\textit{Hurd User Group}) destiné à la promotion du Hurd
    en France contenant de nombreux liens sur le sujet et des
    documentations traduites en français.
\\
  \item \textit{« Debian GNU/Hurd »,
    http$:$//www.debian.org/ports/hurd}\\
    Page officiel du projet Debian GNU/Hurd, la distribution dont
    l'installation est proposée dans ce guide.
\\
  \item \textit{« Ext3 implementation for the Hurd »,
    http$:$//debian.fmi.uni-sofia.bg/\textasciitilde/hurd/ext3fs/}\\
    Le patch permettant d'utiliser les partitions de plus de 2 Go sous
    GNU/Hurd. 
\\
  \item \textit{« Documentations sur Hurd de Neal Walfield »,
    http$:$//web.walfield.org/pub/people/neal/papers/}\\
    Quelques documentations très intéressantes et traduites en
    différentes langues.
\end{itemize}

\subsection*{Listes de diffusion}
Quelques listes de diffusion très utiles si vous rencontrez des
problèmes ou souhaitez apporter votre aide au projet :
\begin{itemize}
  \item \textit{debian-hurd@debian.org}.\\ 
    Discussions sur le Hurd tant qu'elles concernent Debian. Archive :
    \textit{http$:$//lists.debian.org/\#debian-hurd}
\\

    \item \textit{web-hurd@gnu.org}.\\
    Développement des pages web du Hurd sur
    \textit{http$:$//hurd.gnu.org}. Archive :
    \textit{http$:$//mail.gnu.org/pipermail/web-hurd/} 
\\
    \item \textit{help-hurd@gnu.org}.\\
      Aide sur le Hurd en général. Archive :
      \textit{http$:$//mail.gnu.org/pipermail/help-hurd/}. 
\\

    \item \textit{bug-hurd@gnu.org}.\\
    Signalements de bugs et développement en général. Envoyez vos
    patches ici. Archive :
    \textit{http$:$//mail.gnu.org/pipermail/bug-hurd/}. 
\end{itemize}

\subsection*{Canals IRC}
N'hésitez pas à nous rendre visite sur
\textit{\#hurdfr@irc.freenode.net} en français ou
\textit{\#hurd@irc.freenode.net} en anglais cette fois-ci.
\end{document}

